Le Canada a annoncé, lundi, l’expulsion de quatre diplomates russes dans le cadre d’une action coordonnée entre plusieurs pays occidentaux en réponse à la tentative d’assassinat en Grande Bretagne d’un ex-espion russe et de sa fille avec un produit neurotoxique.

Le gouvernement canadien a également annoncé qu’il a rejeté les demandes d’accréditation de trois autres futurs diplomates russes.

«Le Canada prend aujourd’hui des mesures contre sept membres du personnel russe. Nous expulsons quatre membres du personnel diplomatique de la Russie travaillant à l’ambassade de la Fédération de Russie à Ottawa ou au consulat général de la Fédération de Russie à Montréal. Il a été établi que ces quatre personnes sont des agents du renseignement ou des personnes qui ont utilisé leur statut diplomatique pour compromettre la sécurité du Canada ou s’immiscer dans sa démocratie», a déclaré la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

«Par ailleurs, trois demandes de personnel diplomatique supplémentaires présentées au Canada par le gouvernement russe seront rejetées», a affirmé Mme Freeland dans un communiqué.

«Le Canada prend ces mesures par solidarité avec le Royaume-Uni. Ces mesures ne visent pas le peuple russe, avec lequel les Canadiens entretiennent depuis longtemps des relations fructueuses», a soutenu la cheffe de la diplomatie canadienne, ajoutant que le Canada demeure déterminé à dialoguer et à coopérer avec la Russie en ce qui a trait aux enjeux communs aux deux pays.

Londres accuse la Russie d’être responsable de l’empoisonnement de Sergueï Skripal, un ancien agent russe installé en Grande-Bretagne, et a déjà ordonné l’expulsion de 23 diplomates russes en poste au Royaume-Uni.

«L’attentat à l’agent neurotoxique perpétré à Salisbury, sur le sol d’un proche partenaire et allié du Canada, est un acte méprisable, odieux et irresponsable qui aurait pu mettre en danger la vie de centaines de personnes», a dénoncé Mme Freeland, précisant que cet attentat représente une «menace évidente» pour l’ordre international fondé sur des règles et pour les règles établies par la communauté internationale afin d’assurer que les armes chimiques ne détruisent plus jamais de vies humaines.

La ministre a, en outre, estimé, que cet épisode fait partie des nombreux comportements «inacceptables» de la part de la Russie, parmi lesquels «sa  complicité avec le régime Assad, son annexion de la Crimée, les combats dirigés par la Russie dans l’est de l’Ukraine, le soutien aux troubles civils en Ukraine, en Géorgie, en Moldavie et dans d’autres pays voisins, son ingérence dans les élections et ses campagnes de désinformation».

«Le Canada appuie avec ferveur les mesures que le Royaume-Uni a prises jusqu’à maintenant et demeure résolu à agir de concert avec ses alliés», a soutenu la ministre.

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