Les approches marocaine et canadienne en matière de lutte contre le terrorisme ont été au centre d’une rencontre, mercredi à Rabat, avec la participation d’une pléiade de diplomates et d’acteurs de la société civile.

S’exprimant à cette occasion, l’ambassadrice du Canada au Maroc, Nathalie Dubé, a souligné l’importance d’examiner les approches marocaine et canadienne dans la lutte contre la radicalisation menant à la violence, afin de renforcer l’échange d’expertises et veiller à ce que le radicalisme violent « ne soit plus une réalité ». Par ailleurs, a ajouté Mme Dubé, le Canada et le Maroc oeuvrent à la diffusion des valeurs de respect de la diversité et du vivre ensemble.

De son côté, le président du Centre marocain des études stratégiques (CMES), Mohammed Benhammou, a indiqué que cette rencontre, qui s’inscrit dans le cadre de la coopération entre le CMES et le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal, vise à présenter les deux approches et à renforcer la coopération entre les deux organismes, relevant que des pays d’occident font part d’un grand intérêt pour mieux comprendre l’expérience réussie du Royaume dans la lutte contre ce phénomène.

Présentant l’approche marocaine dans la lutte contre la radicalisation et le terrorisme, M. Benhammou a expliqué qu’elle repose sur trois principaux piliers, à savoir le développement humain, la reconstruction de l’espace religieux et la gouvernance sécuritaire, que ce soit dans la formation des Imams ou la gestion du discours religieux en matière de lutte contre les précarités socio-économiques, outre le rôle joué par les services de sécurité marocains dans la lutte contre ce fléau.

Pour sa part, le directeur du Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence de Montréal, Herman Deparice-Okomba, a souligné que les approches maroco-canadiennes en matière de lutte contre l’extrémisme violent sont assez proches en termes de prévention de ce phénomène.

« Il s’agit également d’apprendre de nos homologues marocains dans ce domaine et qui se démarquent nettement des autres pays de la région, notamment dans la formation des Imams », a-t-il expliqué.

La rencontre a été couronnée par la signature d’un accord de partenariat entre les deux centres, en vue de renforcer les liens de coopération et d’échange pour une meilleure compréhension de ce phénomène et réaliser des travaux visant à contribuer à la lutte contre la radicalisation.

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