Dans un rapport publié ce jeudi 1er juin, sous le thème : « Le temps d’écran et les jeunes enfants : promouvoir la santé et le développement dans un monde numérique », la Société canadienne de pédiatrie affirme qu’il « Il n’est pas recommandé de laisser les enfants de moins de deux ans passer du temps devant des écrans ». la SCP précise, à cet égard que, pour les enfants âgés de deux à cinq ans, le temps passé chaque jour devant un écran ne doit pas excéder une heure.

En plus de ne pas laisser les enfants de moins de deux ans utiliser des écrans, il ne faut surtout pas « utiliser des écrans au moins une heure avant le coucher », selon la SCP.

Mieux encore, la Société canadienne de pédiatrie, les Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire et la direction de santé publique de Montréal s’accordent à dire qu’avant 2 ans, idéalement, un tout-petit ne devrait pas être exposé à la télévision ou à tout autre écran.

Les auteurs du rapport qui relèvent la hausse de l’exposition aux médias numériques dans la vie des familles Canadiennes, recommandent aux professionnels de la Santé de mieux informer les parents sur les dangers du temps devant les écrans, estimant que de nouvelles bonnes habitudes doivent être adoptées. Ils proposent quatre conseils aux parents pour lutter contre l’addiction aux médias numériques : limiter, atténuer, être attentif et donner l’exemple d’habitudes positives.

« Dans la mesure du possible, les parents doivent choisir un contenu de qualité adapté à l’âge et le regarder ou l’utiliser avec leur enfant pour l’encourager à poser un regard critique sur ce à quoi il est exposé », a affirmé Matthew Johnson, membre du groupe de travail de la SCP sur la santé numérique.
Pour sa part, Madame Stacey Bélanger, membre du groupe de travail de la SCP sur la santé numérique « Les enfants de moins de cinq ans ont besoin de participer à des jeux actifs et de passer du temps en famille pour acquérir des habiletés fondamentales, comme le langage et la créativité ».

L’étude pointe plusieurs risques possibles, dont psychosociaux. Des tout-petits qui restent trop souvent et trop longtemps devant un écran sont à risque. Ils pourraient avoir à subir, plus tard dans leur vie, un lourd héritage de cette sédentarisation, comme le surplus de poids ou la possibilité de troquer le contenu éducatif pour un contenu divertissant. Le rapport mentionne, enfin, que la lecture pourrait être l’activité la moins pratiquée par les enfants qui utilisent, sans modération, une tablette ou un appareil mobile.

Aux parents d’être plus vigilants et de surveiller leur progéniture avant qu’il ne soit trop tard.

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