Le Canada «se prépare au pire» avec le possible retrait des Etats-Unis de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), tout en espérant parvenir à un accord à l’issue de la renégociation en cours de ce traité commercial tripartite, a indiqué, jeudi, la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

«Dès le début, les Etats-Unis ont été clairs sur l’éventualité de leur retrait de l’ALENA (…) Notre approche depuis le début, c’est d’espérer le meilleur, mais de se préparer au pire», a déclaré Mme Freeland lors d’un point de presse, à l’occasion d’une retraite de deux jours des membres du gouvernement de Justin Trudeau à London, en Ontario, qui vise à préparer la rentrée 2018.

«Le gouvernement canadien est prêt à la possibilité que les Etats-Unis se retirent de l’Accord de libre-échange nord-américain», a-t-elle ajouté, relevant que depuis le début des négociations, Washington a parlé très ouvertement du fait qu’il s’agit d’une possibilité.

«C’est notre responsabilité d’être prêts, et nous le sommes», a-t-elle insisté. «Nous devons prendre nos voisins au mot, les prendre au sérieux», a dit Mme Freeland.

Le sixième round de renégociations de l’ALENA liant le Canada, les Etats-Unis et le Mexique se tiendra fin janvier à Montréal, mais, des médias canadiens ont indiqué, en citant des sources gouvernementales, qu’Ottawa se prépare à un retrait des Etats-Unis de cette entente commerciale.

Selon le gouvernement canadien, il est de plus en plus probable que le président Donald Trump retire les Etats-Unis de l’ALENA.

«En ce qui concerne la possibilité d’une réponse plus extrême du côté américain, nous sommes prêts», a souligné Mme Freeland.

La cheffe de la diplomatie canadienne a, en outre, affirmé que le Canada envisage le nouveau round de pourparlers avec beaucoup de «bonne volonté» et entend continuer à défendre les intérêts des Canadiens.

Elle a dit espérer un dénouement positif des discussions si de la bonne volonté est présente chez toutes les parties, sachant que les trois pays voisins et partenaires ont jusqu’à mars prochain pour renégocier ce traité de libre-échange.

«Je crois que si toutes les parties montrent de la volonté à la table, nous pourrions arriver à un résultat positif à Montréal», a insisté Mme Freeland.

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